Calculateur de congés payés

Combien de jours de congés vous reste-t-il ? Avez-vous acquis suffisamment de droits pour prendre cette semaine en août ? Quel sera le montant de vos indemnités pendant vos vacances ? Le calcul des congés payés est l'une des questions les plus fréquentes des salariés en France — et l'une des plus mal comprises. Notre calculateur de congés payés vous donne une réponse précise en quelques secondes, sans jargon juridique ni calcul fastidieux.

Cet outil est 100 % gratuit, sans inscription, et s'adapte à toutes les situations : CDI, CDD, temps partiel, arrêt maladie récent ou entrée en poste en cours d'année. Utilisez-le pour vérifier vos droits, anticiper vos prises de congés et éviter les mauvaises surprises sur votre bulletin de salaire.

Comment utiliser le calculateur de congés payés ?

L'outil est conçu pour être rapide et accessible, même si vous n'êtes pas familier des règles du droit du travail. Voici comment procéder pour obtenir un résultat fiable.

Étape 1 — Renseignez votre date d'entrée dans l'entreprise

Les droits à congés sont calculés à partir de la date à laquelle vous avez commencé à travailler pour votre employeur actuel. Si vous avez changé de poste en interne, conservez la date d'embauche initiale dans l'entreprise.

Étape 2 — Indiquez votre type de contrat et votre temps de travail

CDI, CDD, temps plein, temps partiel : chaque situation peut influencer le calcul. Les salariés à temps partiel acquièrent le même nombre de jours de congés que les temps pleins, mais la durée effective de chaque journée peut varier selon les conventions collectives.

Étape 3 — Précisez votre période de référence

En France, la période de référence pour l'acquisition des congés payés court du 1er juin de l'année N au 31 mai de l'année N+1 (sauf accord d'entreprise ou convention collective différente). Notre outil tient compte automatiquement de cette règle pour calculer vos droits.

Étape 4 — Ajoutez vos absences éventuelles

Certaines absences (arrêt maladie, congé maternité, accident du travail) peuvent impacter vos droits à congés. Depuis la loi du 22 avril 2024, les règles ont évolué — notamment sur l'arrêt maladie. Notre calculateur intègre ces nouvelles dispositions légales.

Étape 5 — Consultez votre résultat

Le calculateur vous indique : le nombre de jours de congés acquis sur la période, votre solde de congés disponible, et si vous le souhaitez, une estimation de vos indemnités de congés payés selon les deux méthodes légales (1/10e de la rémunération ou maintien de salaire).

Comment se calculent les congés payés en France ?

Le calcul des congés payés repose sur des règles définies par le Code du travail, mais la réalité est souvent plus nuancée que ce que l'on croit. Voici les fondamentaux à connaître pour comprendre votre situation.

La règle de base : 2,5 jours ouvrables par mois de travail

Tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (ou 25 jours ouvrés) pour une année complète. Cette règle s'applique quel que soit le type de contrat, dès le premier jour de travail.

Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence ?

Les jours ouvrables incluent tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés (6 jours par semaine). Les jours ouvrés correspondent aux seuls jours effectivement travaillés, généralement du lundi au vendredi (5 jours). La loi fixe un minimum de 30 jours ouvrables, soit 25 jours ouvrés. Votre convention collective peut être plus favorable.

Les deux méthodes de calcul des indemnités

Lorsque vous prenez des congés, votre employeur verse une indemnité calculée selon la méthode la plus favorable : la méthode du dixième (1/10e de la rémunération brute totale perçue sur la période de référence) ou la méthode du maintien de salaire (vous êtes payé comme si vous aviez travaillé). En pratique, le maintien de salaire est le plus souvent appliqué pour les salariés dont le salaire est stable.

Qui a droit aux congés payés ?

En France, tous les salariés ont droit aux congés payés, sans exception. Peu importe la nature du contrat (CDI, CDD, intérim, apprentissage), le secteur d'activité, l'ancienneté ou le temps de travail. Le droit à congés commence à courir dès le premier jour de travail — il n'existe plus de délai de carence depuis 1982.

Les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs et professions libérales n'entrent en revanche pas dans ce cadre. Ils ne bénéficient pas de congés payés au sens légal du terme.

Congés payés et arrêt maladie : ce qui a changé en 2024

Depuis la loi du 22 avril 2024, les salariés en arrêt maladie ordinaire continuent d'acquérir des congés payés, à raison de 2 jours ouvrables par mois d'absence. Avant cette réforme, un arrêt maladie non professionnel ne donnait aucun droit à congés — ce qui pénalisait lourdement les salariés malades de longue durée.

Cette loi s'applique rétroactivement aux arrêts maladie survenus à partir du 1er décembre 2009. Un salarié encore en poste peut donc réclamer des droits à congés liés à des arrêts anciens. Notre calculateur intègre ces nouvelles règles pour les situations courantes.

5 choses à savoir sur vos congés payés

1. Vous ne pouvez pas prendre plus de 24 jours ouvrables consécutifs

Sauf dérogation ou situations particulières, la loi plafonne la durée d'un congé continu à 24 jours ouvrables. La cinquième semaine de congés doit donc être prise séparément.

2. Les congés payés non pris peuvent être perdus

Les congés acquis sur une période de référence doivent être pris avant le 31 mai de l'année suivante. Passé ce délai, ils sont perdus — sauf accord d'entreprise prévoyant un report ou existence d'un Compte Epargne-Temps (CET).

3. Votre employeur fixe les périodes de congés

L'employeur a le droit de fixer les périodes de prise de congés pour des raisons d'organisation, avec un préavis d'un mois minimum. En pratique, un accord mutuel prévaut dans la grande majorité des cas.

4. Les jours fériés pendant les congés ne sont pas décomptés

Si un jour férié chômé dans votre entreprise tombe pendant votre période de congés, ce jour n'est pas décompté de votre solde. Ce n'est pas un jour de congé, c'est un jour férié.

5. En fin de contrat, les congés non pris sont indemnisés

Lors de la rupture d'un contrat (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), l'employeur verse une indemnité compensatrice de congés payés pour tous les jours acquis et non pris.

FAQ — Calcul des congés payés

Comment calculer le nombre de jours de congés payés acquis ?

Multipliez le nombre de mois de travail effectif sur la période de référence par 2,5 jours ouvrables. Un salarié ayant travaillé 8 mois acquiert 8 x 2,5 = 20 jours ouvrables. Notre calculateur effectue ce calcul automatiquement, en tenant compte de vos éventuelles absences.

Qu'est-ce que la période de référence des congés payés ?

C'est la période sur laquelle sont calculés vos droits à congés. Par défaut, elle va du 1er juin de l'année N au 31 mai de l'année N+1. Certains accords d'entreprise peuvent fixer une période différente, par exemple l'année civile.

Peut-on perdre ses congés payés non pris ?

Oui. Les congés acquis doivent en principe être pris avant le 31 mai de l'année suivante. Si vous n'avez pas pu les prendre en raison d'un arrêt maladie avant la fin de la période, des règles spécifiques de report s'appliquent.

Mon employeur peut-il refuser mes congés payés ?

Oui, pour des raisons d'organisation, mais il ne peut pas vous empêcher de prendre vos congés. Il doit proposer des dates alternatives. En cas de refus répétés sans justification, vous pouvez contacter l'inspection du travail.

Le calculateur fonctionne-t-il pour les temps partiels ?

Oui. Un salarié à temps partiel acquiert le même nombre de jours de congés qu'un temps plein (30 jours ouvrables pour une année complète). Ce qui change, c'est le montant de l'indemnité, calculée sur la base de son salaire réel.

Cet outil est-il vraiment gratuit ?

Oui, totalement. Le calculateur de congés payés est gratuit, sans inscription, sans limite d'utilisation. Vous pouvez simuler autant de situations que nécessaire : arrêt maladie, prise de poste en cours d'année, mi-temps thérapeutique...

Mis à jour en mai 2025 — Contenu basé sur le Code du travail français et la loi du 22 avril 2024.